De l’Antiquité au Moyen Age, et jusqu’à nos jours, où il y a l’homme, on trouve des rats.

L'ennemi sournois et innombrable
Du plus petit au plus grand

Des hommes et des rats

Chasseur de rats

Un certain joueur de flûte
La peste et les rats
Comment se protéger de la peste ?

3 épidémies célèbres et leurs conséquences

Anecdotes historiques

sources/références

Au sujet des rats...


Ces animaux, en raison de leur caractères anatomiques peuvent recevoir le nom de « rats » sont innombrables, et le groupe des rongeur dont ils font partie représente à lui seul environ la moitié des mammifères.

Le rat, se décline donc en de très nombreuses espèces. C’est un rongeur de dimensions variables, depuis le petit rat des rizières (11 cm) jusqu’au rat géant d’Afrique (90cm, queue comprise). On lui fait une chasse intense à cause des dégâts qu’il cause aux produits alimentaires et des maladies graves qu’ils peuvent transmettre aux animaux et aux hommes.

Leurs formes sont élancées. Les membres antérieurs sont presque toujours munis de quatre doigts, les pattes postérieures, plus développée, en ont cinq.

La queue, plus ou moins longue, est recouverte de petits poils et d’écailles. Ils ont un museau pointu et velu, avec la lèvre supérieure fendue de manière à découvrir en partie les incisives. A l’extrémité de ce museau frémissent leurs longs poils tactiles appelés vibrisses.

Les rats n’ont pas de canine.

Leur capacité de reproduction est phénoménale. Théoriquement, un seul couple de rat pourrait donner naissance en deux ans à plus d’un million d’animaux.

L'ennemi sournois et innombrable


Rat des moissons (Micromys minutus)

C’est un des plus petits rongeurs. Il mesure 12 cm au maximum, en comptant la queue. Son poids (de 3 à 10 gr) lui permet de grimper le long des tiges de céréales dont ils mangent les grains mûrs.

Rat commun ou rat noir (Rattus rattus) :

Pouvant mesurer jusqu’à 45 cm (avec une queue de 23 cm !), il vit dans les greniers ou sur les toits et manges toutes les substances organiques (végétales ou animales). Ces rats ont une agilité remarquable et un grand courage. Ils n’hésitent pas à s’attaquer à des animaux plus gros qu’eux.

Surmulot ou rat d’égout (Rattus norvegicus) :

A peine plus gros que le rat noir, il est plus agressif. Il se nourrit de végétaux, de petits animaux et s’attaque même à son cousin… ainsi qu’aux chats qui, s’approchent de lui, risquent ainsi leur vie.

Rat des pyramides ou gerboise (Jaculus jaculus) :

Habitant des déserts et des steppes africaines, sur ses 27 cm, 17 sont constituées par la queue. Spécialiste du saut, plus exactement de la course sautée, ce rat atteint des vitesses remarquables et fait des bonds étonnant grâce à la longueur de ses pattes postérieures (8 cm).

Pacarana ou rat géant (Dinomys brannickii) :

Il vit dans les forêts d’Amérique du Sud et mesure environs 90 cm, y compris sa queue. On le surnomme « rat terrible », bien à tort car il est timide et se nourrit de substances végétales.

Du plus petit au plus grand


On trouve des rats dans toutes les parties du monde, même dans les régions les plus hostiles. Souvent c’est l’homme qui l’y a importé (comme en Nouvelle Zélande ou dans l’archipel des Kerguelen).

Le rat est un fléau. Sans compter les nombreuses maladies qu'il peut véhiculer, il mange les mêmes aliments que les hommes et donc sont des parasites, des nuisibles.

Des hommes et des rats


Ce métier ne change guère à travers les siècles. Il est même très courant.

Vers 1600 le chasseur de rats est important dans la lutte contre la peste, ce fléau de l’Europe du Moyen-Age. La peste se propage par les puces des rats. Il s’agit essentiellement du rat noir. Ce rongeur vit parmi la population, pénètre dans les maisons et se cache dans la paille où dorment les pauvres. La présence des rats étant un phénomène très commun, personne ne se doute tout d’abord que la peste est liée à ces bêtes.

Certains médecins sont en faveur des puces, pensant que leurs piqûres est un remède contre un excès de sang chez l’homme. Malgré cela, on utilise des chasseurs pour éliminer les rats. Ce n’est que beaucoup plus tard que la chasse aux rats se généralise, après la constatation que ces rongeurs seraient susceptibles de causer des maladies.

Chasseur de rats


Cette légende populaire, transmise de bouche à oreille, trouve ses origines en Allemagne au Moyen-Age.

En l’an 1284, les gens de Hameln (ou Hamelin) sont tourmentés par une multitude innombrable de rats qui viennent en troupes si compactes que la terre en est toute noire. Tout est dévoré dans les greniers.
Un étranger arrive à Hameln. Il dit qu’il est chasseur de rats. Il promet au bourgmestre de libérer la ville de délivrer la ville du fléau, moyennant cent ducats. L’accord est conclu. 
Il se met à jouer de la flûte ; toutes les souris et tous les rats sortent des maisons pour le suivre. Il les mène vers la rivière, dans laquelle il s’engage. Les rongeurs le suivent et se noient.

Quand l’étranger se présente à l’hôtel de ville pour toucher la récompense promise, le bourgmestre et les bourgeois, puisqu’ils n’ont plus rien à craindre des rats, refusent de le payer. Fâché, le chasseur de rats s’en va.

Il revient quelque jours plus tard et se met à flûter, mais cette fois tous les enfants à partir de quatre ans le suivent. Il les guide vers la grotte d’une montagne (montagne de Koppenberg,), où ils disparaissent tous : le joueur de flûte et tous les enfants avec lui. On entend quelques temps le son de la flûte. Il diminue peu à peu, puis plus rien.

Depuis lors plus personne n’a jamais plus eu de nouvelles des enfants.

Un certain joueur de flûte...


Les trois maladies que l’on retrouve le plus souvent au Moyen Age sont la peste, la lèpre et le choléra. Les causes sont le manque d’hygiène, il y a beaucoup de rats et on ne ramasse pas les ordures... dont ces rongeurs se nourrissent.

La peste, terrifiante maladie infectieuse fut, depuis l’antiquité, la hantise de l’humanité. Punition divine, fléau majeur, ce mal répand la terreur en poussées épidémiques et parcourt la planète.

Trois pandémies succèdent à celles de l’Antiquité, chacune d’elles durant plusieurs décennies, voire des siècles.

On sait depuis la plus haute Antiquité qu’à la peste humaine est associée, au moins au début de l’épidémie, une mortalité anormale des rats. Au Moyen Age, plus aucun rapprochement n’est fait entre les puces et la peste. Les gens sont couverts de vermines (puces, de poux), les riches comme les pauvres.

Après six siècles d’oubli, la peste revient en Occident en 1347. En cinq années, elle fauche quelque trente millions d’ hommes et ne s’éteint qu’au 18e siècle. La fatalité, l’air, sont tenus responsables.

C’est un certain Paul Louis Simon qui affirme la dangerosité de la puce du rat, (il étudie la peste à Bombay en 1898). Il approfondit les remarques formulées par un médecin lyonnais au 18e siècle qui avait fait un parallèle entre la mort des rats et la mort des hommes.

La passation de la maladie se fait douze heures après la mort du rongeur ; lorsque le rat meurt, les puces cherchent un nouvel hôte, de préférence un rat du port ou du village où elles sont arrivées. En trois à sept semaines, tous les rats locaux meurent, mais lorsqu’elles n’ont plus de rats, les puces, vont chercher de nouveaux hôtes : les hommes.

La peste et les rats


Fuir comme au Moyen Age.

Il faut porter des bottes car la puce du rat saute moins haut que la puce de l’homme. S’enduire d’huile d’olive ; la puce n’aime pas cette odeur, l’huile bouche sa trompe, et elle... glisse ! Les porteurs d’huile n’avaient pas la peste autrefois et étaient accusés de tous les maux. La puce de rat n’aime pas non plus l’odeur du bouc, ni celle du cheval.

Comment se protéger de la peste ?


La Peste des Philistins (relatée dans la bible)

L'Arche est transportée à Ashdod, l'une des villes principales des Philistins. Elle est placée dans le temple de Dagôn, leur dieu principal. Par deux fois, la statue de culte est retrouvée à terre, de plus, les habitants de Ashdod sont frappés de tumeurs et les rats envahissent la ville. Cet épisode est communément appelé « Peste des Philistins ». Il s'agissait plutôt d'une épidémie de dysenterie, typhus ou bilharziose.

La Peste de Justinien (entre 544 et 767 après J.C.)

Elle touche surtout le pourtour méditerranéen. Son origine se situe probablement dans les espaces sauvages d’Afrique centrale d’où elle atteint l’Égypte par la vallée du Nil. On lui impute 100 millions de victimes.

Conséquence : L’épidémie Antique désorganise le commerce, les routes commerciales vont être bouleversées. La suprématie de la Méditerranée va être concurrencée par les Flandres.

La Peste Noire ou médiévale

Elle semble d’origine asiatique, partie des steppes russes et de la mer Caspienne. Elle touche toute l’Europe et tue près de la moitié de sa population. Son apogée se situe au milieu du XIVème siècle, mais elle se prolonge en poussées épidémiques, dont celle de Marseille en 1720.

Conséquence : La peste du 14e siècle vide une partie des villes, les salaires augmentent.
Après 1347-1352, l’élevage est privilégié, alors que du 11e au 13e siècle, la culture des céréales avait suppléé les troupeaux.

La Peste Noire a sauvé les chat au Moyen-Age. Quand les chats, animaux diabolisés par l’église et tués, furent en voie d'extinction, les rats se multiplièrent. Au même moment, la peste se propagea et lorsque l’on découvrit que les rats étaient les porteurs de la maladie mortelle, on cessa de tuer les chats.

La Peste Océanique

Elle sévi de 1891 à 1948 faisant environ 12 millions de victimes.. Elle part de Chine et, par voie maritime, atteint tous les continents : Inde, Japon, Afrique orientale, Madagascar, Portugal, Australie, Philippines, Amérique, Indonésie.

3 épidémies célèbres et leurs conséquences


Le jour des Rats

Dans la Rome du Bas-Empire, le premier de l'an était célébré par les Romains comme le jour des rats et des mites. Ils laissaient du pain en évidence sur une table, sans le protéger par une assiette, et plaçaient des étoffes hors des coffres. Si les rats ne touchaient pas au pain et si les mites ne perforaient pas les tissus, c'était un signe d'abondance.

Cette coutume, jugée comme un acte païen, est décriée par
l'évèque Martin de Braga (vers 550 après JC) et interdite.

Les rats d’Autun

En 1522, les villageois du diocèse d’Autun intentèrent un procès contre les rats qui avaient dévoré la récolte. La cour nomma un avocat pour représenter les animaux… et il gagna !

Anecdotes historiques


Sources/Références